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Après ses exploits sur UPU et UAT, Me José Mpanda lorgne le Conseil de l’UIT

José Mpanda Kabangu présente la candidature de la RDC au Conseil de l’Union internationale des télécommunications

Faire entrer la RDC dans le concert des nations, précisément dans le domaine des postes et télécommunications, telle est la détermination affichée de Me José Mpanda Kabangu depuis son avènement à la tête de ce ministère en août 2025.

En effet, après avoir remis son pays dans son droit de la prise de parole et de vote au sein de l’Union postale universelle (UPU) juste un mois et deux semaines de son mandat et ce, après 30 ans durant d’inéligibilité, mais aussi après avoir arraché le rapatriement à Kinshasa du siège délocalisé à Nairobi depuis 34 ans de l’Union africaine des télécommunications (UAT) dont les bureaux sont déjà disponibles au 6ème niveau de l’Immeuble Safi, juste à côté d’Ecobank sur Boulevard du 30 juin, le voilà sur un autre front de la candidature de la RDC au Conseil de l’Union internationale des télécommunications (UIT), dont la formalisation se fera en novembre prochain à Doha au Qatar pour le mandat 2027-2030.

Lors de la réunion du Conseil des ministres de vendredi 22 mai dernier, Me José Mpanda a présenté ce dossier de candidature dont la défense se fera lors de la conférence des Plénipotentiaires dans la capitale qatarie.

L’UIT, institution spécialisée des Nations Unies pour le secteur des Télécommunications et des Technologies de l’Information et de la Communication, est le cadre mondial de définition des politiques publiques, des normes et orientations relatives au spectre des fréquences, aux réseaux fixes et mobiles, aux satellites, aux interconnexions internationales, à la connectivité rurale et aux infrastructures de télécommunications. Son Conseil, composé de 48 États membres, assure la gouvernance de l’Union entre les Conférences de Plénipotentiaires.

Pour la Région D’Afrique, 13 sièges sont disponibles. L’Afrique Centrale y demeure insuffisamment représentée. Durant le mandat en cours, le Rwanda occupe seul le siège de la sous-région. Cependant, guidée et motivée par la vision du président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi, d’une RDC connectée à l’horizon 2030 et Hub technologique au cœur de l’Afrique, la RDC, estime Me José Mpanda Kabangu, devrait objectivement siéger à ce Conseil.

Non sans raison, car la RDC dispose d’atouts géostratégiques uniques : avec neuf (9) pays frontaliers, son étendue territoriale, son marché, ses corridors, ses ressources énergétiques et son rôle de jonction entre l’Afrique Centrale, l’Afrique Australe et l’Afrique de l’Est, elle est véritablement le moteur du développement numérique et des infrastructures de télécommunications en Afrique. Sa candidature doit donc être portée comme une candidature de souveraineté, de connectivité régionale et de leadership continental dans les télécommunications et les Technologies de l’Information et de la Communication.

Pour Me José Mpanda, l’élection de la République démocratique du Congo au Conseil de l’Union Internationale des Télécommunications constituera un levier stratégique majeur pour accompagner la mobilisation d’environ 1,5 milliard de dollars américains prévus pour l’exercice « 2026 – 2030 » en faveur du développement des infrastructures de télécommunications, notamment la dorsale nationale en fibre optique, l’extension de la connectivité rurale, les centres de données, les infrastructures satellitaires, ainsi que les réseaux à très haut débit.

Dans le même élan, ajoute le ministre des Postes et télécommunications, la participation de la RDC au Conseil de l’UIT lui permettra de mieux positionner ses priorités nationales auprès des entités internationales de financement, notamment la Coalition Partner2Connect (P2C), à travers laquelle l’UIT allouera environ 100 milliards de dollars américains d’engagements globaux d’ici 2030. Cette présence au sein de l’organe décisionnel de l’UIT offrira, ainsi, à la RDC l’opportunité de faire inscrire ses projets de télécommunications transrégionaux, rassure Me José Mpanda Kabangu.

Le ministre des PT insiste beaucoup sur la pertinence de cette candidature pour le positionnement de la RDC comme puissance africaine des télécommunications et moteur du développement des infrastructures numériques et de connectivité du continent.

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