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TAS 2025 : Me José Mpanda à Conakry 

José Mpanda Kabangu au Sommet africain de transformation TAS 2025 à Conakry en Guinée

Il se tient depuis le 12 novembre 2025 à Conakry, capitale de la Guinée, le Sommet africain de transformation (Transform Africa Summit -TAS-). C’est le principal rassemblement annuel de l’Afrique où les leaders mondiaux et régionaux, les innovateurs et les investisseurs se réunissent pour façonner l’avenir numérique du continent.

Organisé par la Smart Africa Alliance en partenariat avec le gouvernement de la République de Guinée sous le thème « IA pour l’Afrique : innover localement, impacter globalement », le TAS 2025 qui se clôture ce vendredi 14 novembre, a réuni quelques chefs d’État, des ministres, des dirigeants d’entreprise, des investisseurs et de jeunes innovateurs sous un même toit. Et l’édition de cette année, septième du genre, a mis en lumière l’Intelligence Artificielle (IA) pour l’Afrique, en se concentrant sur le développement de l’innovation locale, la mise à l’échelle de technologies à fort impact et la promotion de la collaboration transfrontalière. Le sommet incarne donc la volonté commune de faire de la technologie un levier de souveraineté, de croissance économique, et de développement inclusif et durable.

La vision et l’objectif de la Smart Africa Alliance étant une gouvernance robuste de l’internet pour l’Afrique en vue de créer un seul marché numérique, il faudrait alors aux pays africains une collaboration étroite fondée sur la confiance afin d’aborder le sujet avec efficacité, a fait remarquer Lacina Koné, le directeur général de Smart Africa.

« Nous sommes confrontés à un dilemme, celui de l’arrivée de l’intelligence artificielle. Le continent africain n’est pas pauvre en idées, mais ce sont les Africains qui sont pauvres en collaboration », a-t-il déclaré pour stimuler l’union.

RDC, première participation

Invité à ce sommet, le président de la République, Félix Tshisekedi, se fait représenter par son ministre des Postes et télécommunications, Me José Mpanda Kabangu. Et c’est la première fois que la RDC participe à l’activité de Smart Africa depuis sa création fin octobre 2013 au Rwanda sous l’initiative du président de ce pays. La décision d’être membre ou pas de cette structure sera prise ultérieurement par le gouvernement congolais au Conseil des ministres.

Mais en attendant, à la Table ronde ministérielle sur l’intégration régionale à travers les infrastructures numériques et la gouvernance de l’internet à laquelle il a participé le jour suivant, selon l’agenda des organisateurs, Me José Mpanda a déploré la lourdeur procédurale dans l’exécution des projets financés par la Banque mondiale, pourtant partenaire de plusieurs pays africains. Il a plaidé pour la célérité dans l’accompagnement par celle-ci de tous les projets, y compris ceux relatifs aux télécoms, afin que les populations bénéficiaires ressentent l’impact de tous ces millions souvent annoncés avec pompe mais qui, généralement, ne donnent pas des résultats escomptés.

« L’objectif ici est que l’Afrique soit connectée. Mais il a été établi ici que si chaque pays allait seul avec ses propres projets, la connectivité serait lourde, moins rapide. Comme nous avons un partenaire qui est la Banque mondiale, qui est en même temps au Ghana, en Côte d’Ivoire, au Bénin, au Nigeria et d’autres pays africains, avec elle, la connectivité pouvait être rapide, on pouvait aller vite dans cette connectivité africaine. Mais malheureusement la Banque mondiale elle-même nous pose de sérieux problèmes au niveau de son accompagnement. Ses méthodes sont lourdes, très lourdes même. Ce n’est pas du quick win. J’aimerai à l’occasion de ces travaux que la Banque mondiale prenne des engagements pour que son accompagnement soit un peu rapide, que désormais l’exécution de ses projets se fasse rapidement et que nous ayons cette connectivité souhaitée en Afrique », a fait remarquer Me José Mpanda, interpellant directement la représentante de cette institution de Bretton Woods présente dans la salle.

Il faut signaler que dans les projets de la connectivité en RDC, la Banque mondiale est notamment impliquée dans le PTN, Projet de transformation numérique, financé à 500 millions USD, dont 100 millions d’euros de l’Agence française de développement. C’est pour l’implémentation de 10.000Kms de fibre optique à travers le pays ainsi que la construction d’autres infrastructures liées aux télécoms. Ce projet, dont l’exécution a débuté en juillet dernier, a une durée de cinq ans.

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